Le rôle de la France dans la Présidence du Conseil de l'Union Européenne

La France assure depuis le 1er juillet la présidence du Conseil de l'Union européenne. Elle succède ainsi à la Slovénie 
et précède la République tchèque qui prendra la présidence le 1er janvier 2009.
Chaque Etat membre assure la Présidence du Conseil de l'Union européenne à tour de rôle pendant 6 mois. 
Lorsqu'un Etat membre assure cette Présidence, il est chargé d'organiser et de présider l'ensemble des réunions, 
ainsi que d'élaborer des compromis susceptibles de résoudre les problèmes que rencontre l’UE. 

Le chef d'Etat ou de gouvernement préside le Conseil européen, qui se réunit pour fixer les grandes orientations et donner l'impulsion politique ; les ministres président le Conseil de l'Union européenne qui se réunit pour prendre les décisions communes qui engagent tous les Etats membres. 
Assurer la Présidence ne confère pas d'autres droits particuliers : pour les votes, chaque pays garde le nombre de voix qui lui est attribué.
L’un des axes du programme de travail de la Présidence française est le développement d’une Europe économique et financière 
au service de l’emploi. Or, l’emploi n’a pas toujours été dans les préoccupations de l’Union européenne. Néanmoins, la montée continue du chômage dans les Etats membres de l'Union européenne a fait prendre conscience de la nécessité d'y consacrer 
une politique spécifique. Le traité de Rome (1957) ne comportait que peu d'articles visant la politique sociale de manière spécifique.
Les dispositions dans ce domaine concernaient essentiellement la mise en œuvre de la libre circulation des travailleurs et la liberté d'établissement dans le cadre du marché commun. L'Acte unique européen(1986) a consacré une place plus importante à la politique sociale, notamment dans le domaine de la santé et de la sécurité sur le lieu de travail, du dialogue avec les partenaires sociaux et de la cohésion économique et sociale. 
Le volet social avance avec le traité de Maastricht (1992), et plus particulièrement le protocole sur la politique sociale. 
Quant à l'emploi, c'est le traité d'Amsterdam (1997) qui est venu insérer la promotion d’un "niveau d'emploi élevé" dans les objectifs de l'UE.
Bien que relevant avant tout de la compétence des Etats membres, la politique de l'emploi constitue désormais une "question d'intérêt commun" (article 2 du Traité CE). Ainsi, l'UE dispose d'un outil juridique permettant de coordonner les politiques de l'emploi des Etats membres au sein d'une stratégie commune. 
Elle doit également soutenir les actions des Etats membres et au besoin les compléter.

Il existe aujourd’hui une Stratégie européenne pour l'emploi (SEE) qui aide les pays de l'Union européenne à créer plus d'emplois et de meilleurs emplois. Ses objectifs, priorités et buts sont décidés au niveau de l'Union européenne. 
Les gouvernements travaillent alors en coordination afin de promouvoir de l'emploi.
De plus, l'emploi fait partie de l'ensemble des politiques communautaires. C'est-à-dire qu'il doit en être tenu compte, 
dans chaque action qu'entreprend l'UE. De nombreuses politiques contribuent de fait au développement de l'emploi : 
politique d'éducation et de la formation, politique régionale, politique de la recherche et du développement technologique, politique de soutien à l'utilisation des nouvelles technologies de la société de l'information, mobilité des travailleurs …
Enfin, il existe une série de programmes de financement qui aident à la promotion de l’emploi en Europe :
- Le Fonds Social Européen (FSE) aide les personnes à améliorer leurs compétences et leurs perspectives d'emploi.

- PROGRESS, Programme Communautaire pour l'Emploi et la Solidarité Sociales, a pour objet de soutenir financièrement à la mise en oeuvre des objectifs de l'Union Européenne dans les domaines de l'emploi et des affaires sociales, tels qu'énoncés dans la communication de la Commission sur l'agenda social, et ainsi de contribuer à la réalisation des objectifs de la stratégie de Lisbonne dans ces domaines.

- Le Fonds Européen d'Ajustement à la Mondialisation, vise à apporter une aide aux travailleurs qui perdent leur emploi, suite à des modifications de la structure du commerce mondial, afin qu'ils puissent trouver un travail aussi vite que possible. 
Le Fonds a été lancé par l'Union européenne en 2007 et apportera une aide pouvant aller jusqu'à 500 00 millions d'euros par an.

- AQUAL , dont la commission est de promouvoir une vie professionnelle plus inclusive, en combattant la discrimination et l'exclusion basée sur le sexe, l'origine raciale ou etnique, la religion ou les croyances, le handicap, l'âge ou l'orientation sexuelle.

Depuis 2004, le commissaire européen en charge de l'emploi, des affaires sociales et de l'égalité des hances est Vladimir Spidla (République Tchèque).
Sources :
http://www.ue2008.fr
http://www.eu2008.si/fr
http://consilium.europa.eu/cms3_fo/index.asp
http://www.ue2008.fr/webdav/site/PFUE/shared/ProgrammePFUE/Programme_FR.pdf
http://www.traitederome.fr
http://eur-lex.europa.eu/fr/treaties/dat/11957E/tif/11957E.html
http://eur-lex.europa.eu/fr/treaties/index.htm
http://ec.europa.eu/employment_social/employment_strategy/index_fr.htm
http://ec.europa.eu/employment_social/esf/members/fr_fr.htm
http://www.sdtefp-paca.travail.gouv.fr/1-dr/dr/dr_missions/interv-comm.htm
http://www.travail.gouv.fr/FSE/
http://www.fse.gouv.fr
http://ec.europa.eu/employment_social/progress/index_fr.html
http://ec.europa.eu/employment_social/egf/index_fr.html
http://ec.europa.eu/employment_social/equal/index_fr.cfm
http://ec.europa.eu/employment_social/index_fr.html
http://www.touteleurope.fr
Les Maisons relais, leur histoire
Le dispositif des maisons relais a été mis en place par la circulaire n°2002/595 du 10 décembre 2002.Il s’inscrit dans la poursuite du programme expérimental « pensions de famille » lancé en 1997 afin de proposer une solution de logement alternative pour les personnes dont l’isolement social et affectif rend impossible à échéance prévisible toute adaptation à un logement individuel.
Aujourd’hui, le dispositif a acquis une véritable reconnaissance dans le champ du logement adapté. La loi n°2005/32 du 18 janvier 2005 de programmation pour la cohésion sociale lui consacre en effet un chapitre intitulé : « Plan pour un habitat adapté ».
Principales missions :

- Proposer un logement durable

Les maisons relais s’adressent en particulier aux personnes isolées, fortement désocialisées, ayant connu la rue et des passages multiples en CHRS. Elles ont cependant vocation à favoriser la diversité des parcours afin d’enrichir la vie sociale au sein de la structure.
Les maisons relais proposent un logement durable, sans limitation de durée, où les personnes peuvent réellement bénéficier 
d’un temps de réadaptation pour se réhabituer progressivement à la vie quotidienne.

- Recréer du lien social
Les principales caractéristiques des maisons relais concourent à créer un environnement rassurant et chaleureux : 
des structures à taille humaine (15 à 26 places en moyenne) qui permettent d’offrir un cadre de vie convivial ; une combinaison 
de logements privatifs et d’espaces collectifs pour favoriser les relations de vie quotidienne entre les résidents et l’hôte ; 
des activités communes pour encourager les échanges entre résidents ; une présence quotidienne de l’hôte qui anime et régule 
la vie de la maison afin de développer les liens avec l’environnement local.
- Favoriser l’intégration et la socialisation
Les maisons relais sont des structures ouvertes sur l’extérieur et la vie sociale locale. L’hôte joue à ce titre un rôle primordial. 
Il organise les liens avec l’environnement et encourage les résidents à participer aux activités proposées.
 - Permettre aux résidents, à moyen ou long terme, d’accéder à un logement autonome.
Bilan du dispositif :
Sur les 12 000 places qui sont prévues et financées par l’état, en décembre 2007, cinq ans après le lancement de ce programme, plus de 5000 places sont ouvertes ou financées. 
La Direction Générale de l’Action Sociale a souhaité dresser un bilan de la mise en œuvre de ce dispositif. L’évaluation a été confiée au bureau Ville et Habitat, avec au terme de la mission des propositions et pistes d’amélioration et d’optimisation du dispositif.
La montée en charge du dispositif pose en effet plusieurs questions qui renvoient aux modalités d’appréhension 
du développement de cette offre en tant que tel mais aussi à la confrontation avec l’évaluation des besoins en logement pour les publics très défavorisés.

De cette évaluation en ressort :
- Une augmentation du nombre de maisons relais selon deux logiques complémentaires : 
renforcement du dispositif sur des territoires déjà couverts avec des besoins importants et équilibre territorial auprès des territoires ruraux.
- Une taille de structure moyenne entre 15 et 24 places.
- Une diversité de gestionnaires et une grande diversité des structures.
- Des différences très importantes dans les montages opérationnels : transformation d’usage, acquisition-amélioration, 
neuf, taille de l’opération, localisation, porteur du projet…
- Une difficulté à établir le profil de l’hôte ou du couple d’hôte.
- Une complémentarité avec les interventions partenariales
- Le constat de la population accueillie : majorité d’hommes, la majorité des résidents a entre 30 et 50 ans, 
10% ont moins de 30 ans et 4% plus de 65 ans, sans activité professionnelle.
Du point de vue du parcours résidentiel, les personnes sont plus généralement des personnes ayant alterné différents types d’hébergements : hôtel, hôpital psychiatrique, CHRS, et même la rue…

Quelles perspectives ?

4 axes de proposition :
Axe 1. 
Assurer l’accueil des publics visés par la circulaire de 2002 dans un cadre partenarial, en cohérence avec les dispositifs publics.
Axe 2. 
Préciser les conditions nécessaires au montage des projets et faciliter leur mise en œuvre.
Axe 3
Consolider les fonctions développées par les personnels intervenant en maison relais et les compétences nécessaires 
pour les mettre en œuvre.
Axe 4. 
Renforcer le pilotage et l’animation du dispositif.

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